Loin d'être un simple accroc diplomatique, les réserves israéliennes sur le plan de désarmement du Hamas révèlent une leçon durement apprise depuis le 7 octobre : ne plus jamais sacrifier la sécurité sur l'autel d'un accord de papier.
Le plan présenté par Donald Trump pour une sortie de guerre à Gaza prévoit un désarmement du Hamas et une administration transitoire du territoire. Israël, selon *Le Monde*, a transmis à Washington ses « inquiétudes » sur plusieurs points du texte, sans pour autant le rejeter en bloc. Sur le terrain, Tsahal poursuit ses opérations, et un responsable israélien a indiqué à l'issue de discussions que l'armée ne se retirerait pas totalement du territoire tant que les menaces persisteraient.
Cette prudence n'est pas une posture diplomatique parmi d'autres : elle est la traduction directe d'un traumatisme fondateur. Le 7 octobre 2023 a démontré, de la manière la plus sanglante possible, ce que coûte la confiance excessive dans des mécanismes de désarmement théoriques ou des garanties internationales non vérifiables. Un Hamas seulement affaibli sur le papier, mais toujours doté d'une chaîne de commandement, de tunnels et d'une idéologie génocidaire intacte, reste une bombe à retardement. Israël ne demande pas l'annulation du plan américain : il exige des garanties opérationnelles, vérifiables sur le terrain, et non de simples engagements diplomatiques.


