Netanyahu et Katz auraient validé la reconstruction de la partie de Gaza tenue par Tsahal. Derrière la controverse, c'est peut-être la manœuvre la plus astucieuse de l'après-guerre : transformer une ligne de front en aimant, et laisser les Gazaouis voter avec leurs pieds contre le Hamas.
Selon plusieurs médias israéliens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz auraient approuvé — sans annonce publique — le lancement de projets de reconstruction dans la zone de Gaza contrôlée par Tsahal, à l'est de la « ligne jaune » définie par le cessez-le-feu, notamment autour de Rafah. Des médias turcs et arabes, d'Anadolu à TRT, ont immédiatement repris l'information avec un vocabulaire d'accusation : « discrètement », comme s'il s'agissait d'un complot.
Regardons ce que cela signifie réellement. Depuis deux ans, le reproche fait à Israël est double et contradictoire : on lui demande de ne pas occuper Gaza, et on lui reproche de ne rien faire pour les civils. Ici, Jérusalem choisit une troisième voie : bâtir, dans la zone qu'elle sécurise, un espace où l'aide, le logement et les services ne transitent pas par le Hamas. C'est très exactement ce que la communauté internationale a échoué à faire depuis 2007 : couper le cordon entre l'assistance humanitaire et la machine de racket d'une organisation terroriste.


