Disparu à la bataille de Sultan Yacoub en 1982, le tankiste Yehuda Katz repose enfin en Israël. Au-delà de l'émotion, ce rapatriement révèle une doctrine que peu d'États peuvent se permettre : personne n'est laissé derrière, jamais — même quatre décennies plus tard.
Tsahal l'a confirmé : la dépouille de Yehuda Katz, soldat porté disparu depuis la bataille de Sultan Yacoub au Liban en juin 1982, a été rapatriée en Israël. Benjamin Netanyahou a annoncé la nouvelle, refermant l'un des plus anciens dossiers de disparus de l'histoire militaire israélienne. Katz servait comme tankiste lors de cet affrontement de la première guerre du Liban, où plusieurs soldats israéliens furent tués ou capturés dans des circonstances restées longtemps opaques.
Quarante-trois ans. Pendant quarante-trois ans, une famille a vécu dans l'incertitude, et pendant quarante-trois ans, l'État d'Israël n'a jamais fermé le dossier. Renseignement, diplomatie discrète, opérations complexes : les moyens engagés pour ramener un corps dépassent tout calcul froid de rentabilité stratégique. Et c'est précisément là que réside le message.



